La révolution des index ou comment Google devient mobile first

Par  le 24 janvier 2017 - 10:37 dans

La révolution sera mondiale ou ne sera pas, disait Google. Tous sur le mobile !

Bon j’en rajoute ;-) Et puis ça, c’est le slogan qui a présidé à l’institution de la Troisième Internationale en 1919, Lénine, tout ça… Un grand chambardement quand même.

Mais peut-être pas aussi grand que le fameux « switch des index » annoncé par Google.
Pour rappel cela signifie que, dans un avenir très proche, le positionnement d’un site dans les résultats de recherche de Google dépendra en tout premier lieu de l’optimisation de sa version mobile, la version desktop du site n’étant prise en compte qu’à titre accessoire dans un index secondaire. Jusqu’à présent c’était l’inverse ; et tous les annonceurs qui ne croyaient pas au mobile – ou qui trouvaient que ça ne vendait pas – pouvaient se permettre de dépenser à minima pour mettre en ligne à l’arrache un avatar dégradé de leur «vrai » site.

Cela n’était pas terrible en terme d’expérience utilisateur mais ça n’enlevait pas au site sa visibilité.
Dorénavant, le site mobile devient LE point de passage obligé pour gagner ses galons et sa visibilité dans Google, quel que soit le device de consultation.
Cela revient à pousser les éditeurs et annonceurs vers la création à marche forcée de sites mobiles dignes de ce nom. Avec à la clef une quadrature du cercle presque philosophique : un petit écran trop chargé est illisible pour l’internaute, ce qui conduit en général les concepteurs à épurer les versions mobiles ; en revanche un site qui manque de contenu a du mal à monter dans les classements.

Comment concilier les deux démarches et créer un site efficace pour l’utilisateur et le bot de Google ?

Jusque-là, le credo universel de Google était que les moteurs et les internautes devaient accéder aux mêmes contenus. C’est ce dogme qui a progressivement marginalisé beaucoup de techniques de SEO et beaucoup de « martingales » techno. Mais récemment les couloirs du référencement – au travers du porte-parole Gary Illyes – ont bruissé d’une nouvelle totalement iconoclaste : Google, dans un premier temps, autoriserait peut être la mise en place de contenus cachés !

Tremblement de terre…

Pragmatiquement, ce type d’information illustre que Google a pleinement conscience de la difficulté induite par ce choix drastique. Le bon côté des choses, c’est que ce « move » majeur va inciter tous les protagonistes de la digitalisation à prendre réellement le virage mobile, ce qui a terme sera forcément au bénéfice d’une meilleure UX pour tous, même si pour certains d’entre eux, il aurait fallu démarrer hier, et qu’il est tard.

D’ailleurs, si on fait un peu de prospective, l’évolution pourrait ne pas s’arrêter là. La taille d’un écran de téléphone ne changera pas ou peu ; notre capacité à appréhender une information par le canal visuel évolue peu ; l’environnement digital est de plus en plus saturé (la montée des adblocks l’atteste).

Peut être y-a-t’il des éléments de solution à ces problèmes dans la recherche vocale, l’interrogation en langage naturel et dans la prise en compte prépondérante des éléments de contexte également (géographique entre autres).

Auquel cas la nature des critères prioritaires pris en compte par Google pour positionner un site changerait encore.

Bref, les cassandres qui annonçaient la fin du SEO peuvent manger leur chapeau, comme les fukuyamas qui annonçaient « la fin de l’histoire » à la chute du mur de Berlin…

Il va falloir gérer une révolution, qui sera mondiale ou… ou rien du tout !

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