Webwatcher#57 vidéo buzz, l’achat de followers sur Twitter et la taxe sur les contenus presse

Par  le 22 October 2012 - 14:59 dans

Quand la marque employeur est atteinte hors de l’entreprise

Une altercation filmée dans une gare, des insultes et un buzz. La scène se déroule à Viroflay en région parisienne. Un étudiant filme discrètement une altercation entre un voyageur et un agent SNCF.
Ce dernier est sorti de son bureau pour demander au premier de parler moins fort. Le voyageur lui répond alors “je gagne 70k-euros, vous gagnez le smic alors fermez votre gueule”.

http://www.youtube.com/watch?v=nBVpcc9WhtQ

Un fait divers qui aurait pu passer inaperçu s’il n’avait pas tant agité la toile. Lors de cet échange musclé, le voyageur donne plusieurs informations le concernant : il a 51 ans, il gagne 70k€ et part chaque mois à Saint-Domingue pour le compte de Orange. Des informations qui ont rapidement permis d’identifier l’individu impliqué. En effet, Orange s’est exprimé à la presse pour indiquer qu’elle avait identifié la personne mais “qu’aucune sanction n’était envisagée contre elle car elle connait des difficultés personnelles”.

Si cet évènement s’est déroulé dans le cadre de la vie privée, il pose toutefois la question de l’impact sur la marque employeur hors de l’entreprise. Orange s’est désolidarisée des propos tenus par ce cadre et a indiquée ouvrir une enquête. On comprend alors que la médiatisation de cette affaire n’est pas favorable à son image de marque.

Le buzz en quelques chiffres :

Découverte le 17 octobre sur Youtube, la vidéo atteint  1 433 404 vues en l’espace de 3 jours
Au moins 53 080 comptes Twitter ont été touchés par cette information (56 000 impressions au 19 octobre selon Tweetreach http://tweetreach.com/reach?q=agent+sncf)

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La vente de Followers sur Twitter

Même si officiellement l’achat de followers est interdite par le règlement de Twitter, le marché noir se développe tranquillement puisque le réseau social peine à enrayer les comptes proposant de tels services.

L’achat de followers est devenu un business à part entière, d’après l’étude de Wieland Alge, porte parole de Barracuda Networdk, 58 sites vendent de faux followers et il existerait une vingtaine de vendeurs sur Ebay.

En France, les prix peuvent aller de 0.15 à 1,6 centime le follower. Des followers certe peu cher mais qui ne servent à rien. En effet, la plupart des comptes vendus ne twittent pas et les noms des comptes sont peu crédibles. Même si l’argument de ces vendeurs se base sur l’e-reputation qui consiste à dire “plus on a de followers plus on est une personne est fiable sur le réseau” peut en attirer plus d’un, il n’en demeure pas moins un énorme risque pour cette même e-reputation si le masque tombe…

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Taxe sur le référencement des contenus presse : Google voit rouge

La fameuse taxe qui avait déjà fait parler d’elle il y a quelques semaines et qui consiste en la taxation de Google, pour l’usage que le moteur fait des contenus issus des titres de presse français au profit de ces derniers, vient de refaire surface. Google ne l’entend en effet pas de cette oreille. Que la firme de Moutain View soit fâchée était prévisible. Que celle-ci affirme tout simplement vouloir de fait déréférencer tous les titres de la presse française de son moteur l’était un peu moins. Et cela ne semble pas être du goût d’Aurélie Filipetti qui s’est déclarée “surprise par le ton de cette correspondance, qui s’apparente à une menace”.

Dans une note blanche adressée à plusieurs cabinets ministériels, Google prend aussi le soin de rappeler qu’il “redirige quatre milliards de clics par mois vers les pages internet des éditeurs” de l’Hexagone. Si une telle sanction semble difficilement concevable, il faut néanmoins rappeler que Google avait déjà sévi en Belgique dans le cas d’un conflit portant sur Google Actualités. Entre le géant d’Internet et les éditeurs français, la guerre est donc ouvertement déclarée…

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